Remise du « Prix A.D.E.L.F.- A.M.O.P.A. de la première uvre francophone ».
Le mardi 25 mars, au siège de l'Organisation Internationale de la Francophonie (O.I.F), avenue Bosquet, en la salle « Léopold Sédar Senghor » et en présence de nombreuses personnalités internationales attachées à la francophonie, s'est tenue la cérémonie de remise des prix littéraires de la prestigieuse « Association Des Écrivains de Langue Française (A.D.E.L.F.) », présidée depuis de longues années par Monsieur Jacques Chevrier, Professeur émérite de l'université Paris-Sorbonne, et spécialiste reconnu des littératures africaines.
L'accueil a été assuré, au nom de M. Abdou Diouf, Secrétaire Général de l'Organisation Internationale de la Francophonie, par Madame Youma Fall, Directrice de la Diversité et du Développement Culturels qui a dit tout le prix que l'O.I.F. attache aux buts de l'A.D.E.L.F. et à ses activités en faveur du rayonnement de la langue française sur tous les continents, à travers la littérature.
La cérémonie a été ensuite l'occasion pour Monsieur le Professeur Alain Vuillemin, membre du conseil d'administration de l'A.M.O.P.A. et initiateur du prix « Prix A.D.E.L.F.- A.M.O.P.A. de la première uvre francophone », de remettre à Monsieur le Professeur Jacques Chevrier la cravate de commandeur dans l'Ordres des Palmes Académiques, en présence de Madame Jeannine Vigneron, Présidente de la section des V
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e arrondissements de Paris pour l'A.M.O.P.A., et de M. Jean-Noël Cordier, également membre de l'A.M.O.P.A. et ancien vice-président de la société des poètes français.
La remise des prix de l'A.D.E.L.F. a suivi en commençant par la remise, pour la deuxième année consécutive, du « Prix A.D.E.L.F.- A.M.O.P.A. de la première uvre francophone ». Ce prix, rappelons-le, conjoint entre l'A.D.E.L.F. et l'A.M.O.P.A., récompense la première uvre littéraire écrite en français par de jeunes auteurs étrangers, migrants ou résidants.
La première lauréate a été une auteure italienne, Maria Gremizzi, pour
Les nigauds de l'oubli, un roman atypique publié aux éditions du Castor Astral. Sur un mode humoristique, la narratrice évoque l'univers banal et médiocre d'une adolescente de province, en une petite bourgade proche de Milan, confrontée à ses premiers émois, à la décomposition de sa famille et de la société, mais aussi à une ouverture inattendue, proche d'une tragédie intérieure et donc amère.
Le premier accessit a été décerné à une jeune écrivaine libanaise, Nayla Aoun Chkaiban, pour une attachante et intéressante chronique,
Celle que tu es devenue 1910-1920 : un destin libanais, publiée aux éditions Tamyras. Évoquant la vie de sa grand'mère durant les dernières années de l'Empire Ottoman, avant, pendant et après la première guerre mondiale, la narratrice fait revivre en une écriture simple et limpide une période méconnue du public français, d'un grand intérêt historique et sociologique.
Enfin, le second accessit est revenu à un auteur suisse, Léonard Crot, qui n'avait pas pu malheureusement se rendre libre pour cette cérémonie, pour
Les pommiers de la Baltique, un roman au projet d'écriture très original, publié aux éditions de l'Aire. En effet, l'auteur y convoque trois voix narratives qui enrichissent et diversifient les points de vue présentés et qui sollicitent une dynamique de recréation chez le lecteur.
La cérémonie s'est prolongée avec la remise des dix autres prix de l'A.D.E.L.F., ceux de l'Afrique méditerranéenne-Maghreb, d'Afrique Noire, des Alpes et du Jura, de l'Asie, des Écrivains belges francophones, le prix littéraire Européen, le prix « France-Liban », celui de la Mer et, enfin, des Caraïbes, qui donnent une idée juste de l'audience internationale de l'A.D.E.L.F. Il convient de rendre ici hommage à Madame Marie-Neige Berthet pour ses analyses fines et précises de chacune des uvres primées, donnant ainsi au public le désir de les lire.
La soirée se termina par un agréable cocktail qui permit de faire la connaissance des auteurs présents et de tisser des liens porteurs d'avenir.
Jean-Noël Cordier